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« Un monde flamboyant » le dernier roman de Siri HUSTVEDT

Description de cette image, également commentée ci-après

Romancière et essayiste, Siri Hustvedt est née en 1955 dans le Minnesota, au sein d’une famille d’origine norvégienne. Mariée à l’écrivain Paul Auster, elle vit à Brooklyn. Passionnée par les travaux sur le cerveau et les maladies mentales, elle cherche à réconcilier la littérature et la philosophie, l’art et les sciences, de la psychanalyse à la génétique en passant par la psychiatrie.

Elle a publié de nombreux essais ; « le monde flamboyant est son 6ème roman.

Un monde flamboyant

Siri HUSTVEDT

Méconnue de son vivant, une artiste new-yorkaise, Harriet Burden, fait, après sa disparition, l’objet d’une étude universitaire en forme d’enquête qui, menée auprès de ceux qui l’ont côtoyée, dessine le parcours d’une femme aussi puissante que complexe n’ayant cessé, sa vie durant, de souffrir du déni dont son œuvre a été victime.
Épouse irréprochable d’un célèbre galeriste régnant en maître sur la scène artistique de New York, mère aimante de deux enfants, “Harry” a traversé la vie de ses contemporains avec élégance et panache, déguisant en normalité triomphante son profond exil intérieur au sein d’une société qui s’est consciencieusement employée à la réduire au statut de “femme de” et d’artiste confidentielle.
La mort brutale de son mari signe, pour Harriet, un retour aussi tardif qu’impérieux à une vocation trop longtemps muselée qu’elle choisit de libérer en recourant, à deux reprises, à une mystification destinée à prouver le bien-fondé de ses soupçons quant au sexisme du monde de l’art. Mais l’éclatant succès de l’entreprise l’incite alors à signer témérairement un pacte avec le diable en la personne d’un troisième “partenaire” masculin, artiste renommé, dont le jeu pervers va lui porter le coup de grâce.
Gravitant de masques en masques et sur un mode choral autour de la formidable création romanesque que constitue le personnage de Harriet Burden, Un monde flamboyant s’impose comme une fiction vertigineuse où s’incarnent les enjeux de la représentation du monde en tant que réinvention permanente des infinis langages du désir.

Romancière et essayiste, Siri Hustvedt est née en 1955 dans le Minnesota, au sein d’une famille d’origine norvégienne. Mariée à l’écrivain Paul Auster, elle vit à Brooklyn. Passionnée par les travaux sur le cerveau et les maladies mentales, elle cherche à réconcilier la littérature et la philosophie, l’art et les sciences, de la psychanalyse à la génétique en passant par la psychiatrie.

Elle a publié de nombreux essais ; « le monde flamboyant est son 6ème roman.

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deux séries de petits romans écrits par Aki SHIMAZAKI

Aki SHIMAZAKI

 

Aki SHIMAZAKI, née au Japon, vit depuis plus de vingt ans au Canada et écrit en français. Ses romans sont courts (une centaine de pages), mais laissent toujours au lecteur l’impression d’avoir vécu une belle histoire, d’avoir partagé des vies simples au premier abord, mais portant souvent de lourds secrets. Organisés en cycles (cinq romans pour Le Poids des secrets, cinq également pour Au cœur du Yamato), ils donnent chacun le point de vue d’un personnage, d’un membre d’une même famille, pour livrer au final un objet aux multiples facettes, précieux et attachant.

Petites histoires et grandes questions

Chaque roman est le récit d’une vie, d’une histoire d’amour, de moments tristes ou joyeux, de souvenirs enfouis qui parfois reviennent à la surface lorsque la mort approche. Il y a beaucoup d’amour dans ces romans, mais beaucoup de pudeur, de retenue. On ne se dit pas tout, on ne comprend pas tout. Parfois un secret est avoué très tard, trop tard.

Dans le premier volume de la pentalogie Le poids des secrets Yukiko laisse une lettre à sa fille, dans laquelle elle raconte son enfance et son adolescence à Nagasaki : guerre, bombe atomique, père dans le mensonge, frère inconnu. Mêlant à la fois l’intime et l’Histoire, le livre réussit en peu de pages à raconter les souffrances personnelles mais aussi l’horreur de la bombe.

Une écriture incomparable

Zakuro 2Aki SHIMAZAKI, c’est aussi, et peut-être avant tout, une écriture unique, un style reconnaissable dès les premières phrases.

Les phrases sont courtes, simples, efficaces. Elles décrivent sans fioriture un décor, une personne, un moment. Des mots précis pour décrire au mieux ce qui est en train de se passer. Une efficacité qui met le lecteur tout de suite dans la même pièce que le narrateur, qui le fait entrer immédiatement dans son univers, son quotidien, ses pensées. Pas de méandre, pas de labyrinthe, pas d’épanchement du cœur ni de phrases tire-larmes.

Et c’est un mystère ! Le lecteur est chez lui, sent tout ce qui se passe, comprend les personnages alors que le style est minimal. Comment fait-elle pour créer cette intimité avec si peu de mots ?

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un livre à lire: « La Soeur » de Pascal Herlem

 

Pascal Herlem

La soeur

Ce récit écrit à la 1ère personne, interroge sur l’écriture d’expérience vécue. Les auto-fictions sont très nombreuses: « Le chagrin » de Lionel Dubois,  « Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan ou les ouvrages de Christine Angot. Pourtant, l’impact de chaque récit est différent: quelles sont les relations avec la famille après le dévoilement?, jusqu’où aller dans le dévoilement?….
Pascal Herlem, psychanalyste retrace d’une façon très sobre ce vécu douloureux.

La sœur

Collection L’arbalète/Gallimard, Gallimard
Parution : 05-03-2015
Merci infiniment de m’avoir indiqué le livre de Pascal Herlem. L’intuition de m’inviter à le lire est le signe d’une attention perspicace à laquelle j’adresse en retour tout ce qu’il m’est possible de gratitude.La quatrième de couverture, ici reproduite résume bien son objet , de manière non emphatique ni dramatisée , merci à l’éditeur car cela laisse la place au bouche à oreille amicale des affinités  de lectures. Par sa discrétion, il ne dévoile pas toute l’intelligence d’une écriture qui sous la forme d’un récit, investi, interroge, scrute, et analyse de façon précise, incisive, sans fioritures la compréhension inachevée des lacunes, des silences, de l’enfoui qui, en ce « cas » d’une soeur, oriente du côté des questions que l’on met du temps à ce poser dans le labyrinthe des histoires de famille que l’on voudrait sans histoire. J’ai en encore bien davantage à dire et peut-être à écrire en résonance, à propos de la présence/absence, de la disparition, de plusieurs récits pour « une  » histoire, d’un sujet humain assujetti à sa maladie, de l’amour filial, de l’oscillation entre la médecine et la mystique comme remèdes aux faillites existentielles dès lors que la conscience des limites ne parvient pas à l’esprit. Ce dont ,  car il s’agit d’un plus intime,  et si  je peux parvenir à le formuler,  j’en ferais part dans un premier temps dans un lieu d’expression moins extériorisé qu’un blog. Lecture à suivre selon humeurs mais, je l’espère, avec bonheur;