Maltilde Syre réalisatrice présente son documentaire « Au bout de leur peine »

Malthilde Syre répond aux questions du public

Malthilde Syre répond aux questions du public

Le mercredi 27 janvier à La Biolle était donnée la projection du documentaire « Au bout de leur peine », en présence de la réalisatrice Mathilde Syre.

Née en 1980, Mathilde Syre réalisatrice qui a habité dans les Bauges rencontre le documentaire pendant ses études de photographie. En 2010, elle réalise son 1er film pour la télévision, « Incertain Regard », sur le quotidien de jeunes enfants aveugles.

En 2010, elle produisait le film « Par delà les cimes » qui traitait de La Savoie, terre de migrations et d’identités plurielles. En 2012, « Dans les prés d’en haut », filmé à La Compote, dans les Bauges, nous entraîne dans la mémoire paysanne d’un village de montagne. Le film cherche à comprendre le passé pour mieux appréhender les enjeux de l’agriculture de demain.

« Au bout de leur peine », réalisé en 2015 se passe au Centre Pénitentiaire d’Aiton, en Savoie. La réalisatrice a filmé pendant 7 mois pour rendre compte de ce quotidien. L’établissement regroupe une maison d’arrêt (courte peine) et un centre de détention (longue peine) et accueille environ 500 détenus.

Le synopsis : Christelle et Clémence sont conseillères pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP). Elles travaillent en prison.

Dans leur bureau, elles écoutent les peurs, apaisent les colères,rappellent la loi…Elles accompagnent les détenus pendant leur incarcération et préparent leur sortie avec eux. En suivant leur quotidien, le film met en lumière une certaine réalité de la vie carcérale et pose la question de la réinsertion aujourd’hui en France.

La réalisatrice s’attache au quotidien du service. Montrer que les conseillers d’insertion travaillent chaque jour auprès des détenus. Ils tentent de maintenir un peu d’humanité au milieu d’une administration où la mission de garde, et donc la sécurité et le maintien de l’ordre, est bien souvent une priorité sur toute autre considération.

Dans cet univers carcéral, leur rôle est essentiel autant que singulier. Les CPIP assurent le lien entre l’intérieur et l’extérieur. Ils gèrent à la fois les démarches administratives des détenus, leurs aménagements de peine, la relation avec les familles, et les conflits de détention.

 

l’ouvrage de Maylis de Kerangal « Réparer les vivants »

L’histoire:

« Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps ». « Réparer les vivants » est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

L’écriture de ce livre est remarquable et sert l’histoire qui nous est racontée.

ouvrage de Gilles Kepel « terreur dans l’hexagone »

Gilles Kepel

Terreur dans l’Hexagone

Genèse du djihad français Avec la collaboration d’Antoine Jardin

Hors série Connaissance, Gallimard

Parution : 15-12-2015

Pendant les dix ans qui séparent les émeutes de l’automne 2005 des attentats de 2015 contre Charlie Hebdo puis le Bataclan, la France voit se creuser de nouvelles lignes de faille. La jeunesse issue de l’immigration postcoloniale en constitue le principal enjeu symbolique.
Celle-ci contribue à la victoire de François Hollande aux élections de 2012. Mais la marginalisation économique, sociale et politique, entre autres facteurs, pousse certains à rechercher un modèle d’«islam intégral» inspiré du salafisme et à se projeter dans une «djihadoshère» qui veut détruire l’Occident «mécréant».

2005 est l’année des grandes émeutes des banlieues, année où arrive sur le devant de la scène une nouvelle génération de musulmans, la troisième, année, enfin, où est mis en ligne le texte du principal penseur du nouveau djihadisme, L’Appel à la résistance islamique mondiale d’Abu Musab al-Suri. « Pareille coïncidence, écrit Kepel, entre les mutations des banlieues, le changement de génération des leaders de l’Islam de France et les transformations de l’idéologie du djihadisme international a tout d’une rencontre du « troisième type » ».
Le changement de génération de l’islam de France et les transformations de l’idéologie du djihadisme sous l’influence des réseaux sociaux produisent le creuset d’où sortiront les Français exaltés par le champ de bataille syro-irakien. En 2015, plus de huit cents d’entre eux le rejoignent et plus de cent trente y trouvent la mort, sans compter ceux qui perpètrent leurs attentats en France.
Dans le même temps, la montée en puissance de l’extrême droite et les succès électoraux du Front national renforcent la polarisation de la société, dont les fondements sont aujourd’hui menacés de manière inédite par ceux qui veulent déclencher, dans la terreur et la désolation, la guerre civile.

L’auteur est conduit à mettre en cause la responsabilité des politiques publiques dans plusieurs domaines : politique carcérale qui fait de la prison le meilleur incubateur du djihadisme, la non prise en compte du cyber-djihadisme qui diffuse la propagande anti-occidentale, les politiques de la ville et la responsabilités de certaines collectivités territoriales dans l’installation de poches salafistes, les échecs, enfin, de l’École, du Lycée comme de l’Université.
C’est aux nombreuses facettes de ce drame qu’est consacré ce livre.

Une galerie d’Art contemporain à la campagne : galerie Chappaz

Une galerie d’Art contemporain à la campagne : galerie Chappaz à TREVIGNIN SAVOIE

une galerie atypique
à gauche Sandrine K entoure une de ses toiles à droite Josseline Chappaz galériste

La galerie Chappaz est une galerie atypique et comme se plaît à le dire Josseline Chappaz, sa responsable, c’est son expérience de trente ans dans le monde de l’art contemporain qui a dessinée une ligne, un esprit… pour inventer son métier.

Sa certitude donner à voir de nouveaux talents, confronter les œuvres d’artistes vivants et disparus pour rechercher les « racines » de notre regard. Confronter aussi les formes de l’art en recevant danseurs et musiciens pour des regards croisés de la représentation. Sa galerie a exposé de très nombreux artistes comme la céramiste Claire Bettinelli, le peintre Yves Mairot, le photographe Marcel Crozet pour n’en citer que quelques uns.

Aujourd’hui, c’est Sandrine K, artiste savoyarde, qui expose dans ce lieu. Ces grandes toiles libres, très colorées, sont une nouvelle étape de sa création intitulée « Etats ».

Des liens s’opèrent entre représentation : lignes, écrits et couleurs, états d’âmes, la symbolique des objets : poupées, arbres….une exploration qui se cherche, qui questionne….Le collectif chorégraphique Mouv’Arts est intervenu pour donner à voir une autre approche de l’art contemporain, faisant un lien entre différentes disciplines.

Sandrine K. a participé à l’opération « la tour Misaine » avec le collectif Art’dep d’Aix-les-Bains, association qui développe des projets artistiques en relation avec les pratiques sociales. A travers le projet « La Ville commence ici… », dans cette tour de 14 étages vouée à la démolition, Sandrine K a reconstitué l’appartement par des dessins, interrogeant la ligne noire et le volume., le vide et le plein.

Une artiste à suivre….

CHAPPAZ
le collectif chorégraphique Mouv’Arts danse devant les toiles de Sandrine K

Contact : Galerie Chappaz impasse du Coget 73100 Trévignin ; Tél : 09 51 07 06 93

exposition de Sandrine K jusqu’au 7 février 2016